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SÉLÈNE SAINT-AIMÉ

Il faut imaginer Sélène, jeune collégienne, arpenter les travées du festival Django Reinhardt à Samois sur Seine, près de Fontainebleau en banlieue parisienne et à quelques encablures du village où elle habite. Elle a entre quatorze et quinze ans et travaille comme bénévole au milieu de tous ces musiciens qui composent un monde dont elle n’a pas encore tout à fait conscience. Mais elle est manifestement attirée par cette musique qu’elle découvre au fil des années. Son esprit et ses doigts bouillonnent, elle s’intéresse à la guitare (évidemment en un tel lieu !) mais sans vraiment de conviction. « Et puis à 15 ans, lors d’un concert, je tombe amoureuse de la contrebasse. Pourquoi à ce moment là ? Je ne sais pas. Mais c’est un coup de foudre. Avec le recul, je peux davantage l’expliquer : on peut jouer de la contrebasse même avec un niveau débutant, ce qu’il est impossible de faire avec un violon ; on a toujours besoin d’une basse au jazz ; enfin c’est un instrument magnifique. J’aime le bois, la forme, la taille, le son, tout. »

Mare Undarum part II - Sélène Saint-Aimé

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